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El Organizador Obrero Internacional

Afrique du Nord  - Le 4 août 2026

Face à l’arrivée de dizaines de milliers de travailleurs migrants à Ceuta…

Ouvrez les frontières !
Des papiers, pleins droits,
du travail
et une vie digne pour tous !

L’Espagne, hors des colonies de Ceuta, Melilla et les îles Canaries !
Pour l’auto-détermination du peuple saharaoui !

 

“Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre ”
Les ouvriers n’ont pas de patrie, seulement des chaînes à rompre !

Por el Comité Redactor del periódico "La Verdad de los Oprimidos" de Siria

Près de 60 000 migrants marocains, principalement des jeunes et des adultes, sont entrés dans le « territoire espagnol » de Ceuta ces derniers jours à la nage ou à pied, risquant leur vie, en quête d’une meilleure vie en Europe. Même en sachant qu’il existe un danger de mort, comme cela a malheureusement été le cas pour plus de 85 ouvriers qui ont perdu la vie. À ce jour, la quasi-totalité de ces migrants ont été renvoyés au Maroc par la Garde civile et l’armée meurtrière espagnole qui ont agi avec des camions-citernes, envoyés à cette fin par le gouvernement « progressiste » « socialiste » de Pedro Sánchez et sa coalition Sumar.
Ce n’est pas la première fois que cela se produit à Ceuta ou Melilla. Déjà en 2021, plus de 10 000 migrants étaient entrés dans ces villes du « territoire espagnol », mais ils ont aussi été contraints de retourner au Maroc, par les cruelles « refoulements à chaud » sachant que ces migrants échappent à la faim, à la misère et à la répression, et qu’ils n’ont aucun avenir au Maroc.
Ceuta ne fait pas exception. Le système impérialiste mondial, dans sa pourriture et sa décadence, conduit à la barbarie près de 300 millions d’êtres humains qui parcourent la planète à la recherche d’un travail pour nourrir leur famille, d’un lieu où vivre décemment, etc.

La monarchie espagnole est celle qui commande l’état impérialiste espagnol. Le PSOE et Vox sont les deux fouets qu’elle utilise pour piller les peuples opprimés et surexploiter la classe ouvrière

Face aux événements de Ceuta, des partis comme Vox et sa coalition ont appelé à « militariser la frontière » et à « refouler sur le champ, sans hésiter ni réfléchir ». « Nous parlons de la sécurité des Espagnols, de l’intégrité de l’Espagne. Il faut faire ce qui doit être fait ». Le chef de la formation, Santiago Abascal, a été encore plus expéditif : « Il faut les chasser maintenant ! Tout le monde ! », a-t-il proclamé. « Quels que soient les moyens. Et si le gouvernement ne le fait pas, ce sera aux Espagnols eux-mêmes ».
La monarchie espagnole ultra-réactionnaire a indiqué, de la bouche du roi, que l’État « doit veiller à sa sécurité et à éviter que ces faits (...) ne se reproduisent ».

C’est pourquoi Pedro Sánchez et le gouvernement du PSOE-Sumar disent et font la même chose que le roi en ordonnant à l’armée et à la garde civile de déporter les dizaines de milliers de migrants qui sont arrivés et de les entasser dans des centres de réfugiés-prisons les quelques migrants dont ils ont besoin pour venir récolter les cultures et faire les pires travaux sans aucun droit. Les soit disants « progressistes » et « démocratiques » assujettissent les peuples qu’ils oppriment par la méthode de la terreur.
Car c’est la monarchie des Bourbons celle qui dirige les affaires dans l’État espagnol. Pour les garantir, elle utilise deux fouets : l’un de « gauche » avec le PSOE et l’autre de « droite » avec Vox. C’est pourquoi Sánchez a ordonné à l’armée de déporter les migrants. Et si Vox était au gouvernement, il agirait aussi sous les ordres de la monarchie.
La monarchie n’est pas là que pour le décor, comme on veut nous faire croire ; elle peut dissoudre les tribunaux, accepter ou refuser des gouvernements, qu’elle commande. Elle est le commandant en chef des forces armées. Et elle traite le Maroc comme les nationalités qu’elle opprime dans la péninsule ibérique, comme la Catalogne, le Pays basque, la Galice, etc. Nous n’oublions pas que Ceuta et Melilla sont des villes que l’État espagnol a prises sur le territoire marocain, comme nous n’oublions pas les 4 000 prisonniers indépendantistes basques et l’écrasement brutal de 2017 de la lutte pour l’autodétermination de la Catalogne.
Nous n’oublions pas non plus que le roi est allé pendant des années en Amérique latine - comme lors des réunions de l’UNASUR - superviser directement les investissements du capital financier espagnol en Amérique latine, comme les privatisations de l’Argentine dans le secteur du téléphone ou du pétrole, et dans les autres pays où il s’est associé à l’impérialisme américain pour piller ces nations semi-coloniales.
Envoyer l’armée pour expulser les immigrés : le rêve de Trump
Les Bourbons et les impérialistes yankees sont alors partenaires dans le pillage et ont les mêmes méthodes pour traiter les peuples qu’ils oppriment et pillent, et les travailleurs qui viennent de leurs colonies et semi-colonies.
Avec sa Gestapo de l’ICE, Trump tue et déporte des migrants hispano-latinos et il continue avec Netanyahou à bombarder et tuer des Palestiniens à Gaza et au Liban. Maintenant la Cour suprême fasciste des USA vient d’annuler le Statut de protection temporaire (TPS) qui permettait temporairement à 350 000 migrants haïtiens et à 6 000 Syriens de travailler et de vivre aux États-Unis. Avec cette résolution, les migrants haïtiens et syriens pourront être expulsés à tout moment vers leur pays d’origine.
Cependant, il y a une différence entre l’exportation massive de migrants réalisée aujourd’hui par l’État espagnol et celle que Trump fait aux États-Unis : Sanchez a envoyé à la fois la Garde civile et l’armée tandis que Trump n’a pu envoyer que l’ICE. Même s’il voudrait bien, il ne peut pas encore faire sortir la Garde nationale ni les forces armées pour cette tâche, au risque d’un soulèvement généralisé de la classe ouvrière américaine.
Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre
Les ouvriers n’ont pas de patrie, seulement des chaînes à rompre !
Les travailleurs de l’État espagnol doivent avoir comme première revendication et prendre en main le combat pour ouvrir les frontières et pour des droits pleins pour tous les travailleurs marocains et migrants. Ainsi que la reconnaissance du droit à l’autodétermination de tous les ouvriers opprimés dans la péninsule ibérique. Tout travailleur qui lutte pour l’indépendance du peuple basque, catalan, galicien, etc. ne pourra se libérer du joug de la monarchie espagnole qu’en faisant sienne la lutte pour les pleins droits des travailleurs marocains...
Du travail, une vie digne, des papiers et des droits pour tous ! Dans les pays impérialistes : l’ennemi est chez nous ! C’est une tâche fondamentale de la classe ouvrière de ces pays de prendre la lutte contre son propre impérialisme.
Cela souderait l’unité de la classe ouvrière dans tout l’État espagnol et avec les colonies qu’il opprime, et le mouvement ouvrier serait beaucoup plus fort pour obtenir du travail pour tous avec le partage des heures et un salaire égal au coût de vie. Aujourd’hui, les travailleurs de l’État espagnol payent avec le chômage, des salaires insuffisants et la perte de conquêtes, la politique de leurs directions consistant à les diviser et à refuser de prendre la lutte des travailleurs migrants pour des droits pleins, pour un salaire égal correspondant à un même travail, pour un CDI pour tous avec un salaire égal au coût de vie et un travail décent pour tous.
Que les syndicats et organisations ouvrières inscrivent les migrants et réfugiés comme membres d’honneur, afin qu’ils puissent combattre ensemble avec leurs frères de classe en Europe et dans le monde entier !
Cependant, toutes les directions des syndicats détournent le regard délibérément. La bureaucratie syndicale de l’UGT et les CCOO refusent de prendre en main la lutte des migrants. Les soi-disant « syndicats combatifs » n’ont pas non plus offert la carte d’affiliation en tant que membre à part entière à aucun travailleur qui est arrivé à Ceuta ni n’a fait aucune action pour eux. La bureaucratie syndicale, hors des organisations ouvrières !
L’impérialisme espagnol, hors du Maroc !
Le Maroc et toute l’Afrique du Nord est la cour arrière des puissances impérialistes européennes. De là, ils pillent d’énormes richesses comme le gaz de l’Algérie et du Maroc dans le cas de l’État espagnol et de la France, ou de la Libye dans le cas de l’Italie. Il y a aussi d’autres richesses minérales énormes comme le phosphore marocain utilisé pour les engrais des champs européens. De grandes industries comme les automobiles françaises, Airbus et d’autres, ainsi que des banques espagnoles, ont installé des maquiladoras au Maroc avec des ouvriers esclaves.
Si des dizaines de milliers de travailleurs de ces pays ont tout risqué pour arriver désespérément à Ceuta, c’est parce qu’ils n’ont pas la possibilité de nourrir leurs familles dû au régime de surexploitation et de pillage des richesses assuré par l’impérialisme avec son laquais, le roi marocain.
Les hôpitaux ne fonctionner plus même pas pour soigner les femmes enceintes, qui meurent en accouchant comme pendant le XIXe siècle. Avec un 37 % de chômage, la jeunesse ne peut pas y voir d’avenir.
Les travailleurs migrants qui sont arrivés à Ceuta sont les véritables « créanciers » et « propriétaires », avec la classe ouvrière européenne, de toutes les richesses que les multinationales et les banquiers impérialistes d’Europe leur ont volées. Voilà les vrais étrangers voleurs ! Il faut expulser l’impérialisme du Maroc, saisir tous ses biens et mettre fin à la surexploitation en imposant le partage des heures de travail pour assurer un travail décent à tous avec un salaire égal au coût de vie ! Pour cela, il faut affronter et renverser la monarchie marocaine, servante des Bourbons, partenaire mineure dans les affaires du pillage et de la surexploitation.

Seule la classe ouvrière unifiée pourra apporter une solution aux souffrances inouïes de part et d’autre de la Méditerranée
Pour pouvoir libérer le Maroc du joug impérialiste, la classe ouvrière marocaine doit lutter en unité avec l’ensemble de la classe ouvrière de l’État espagnol, comme nous l’avons dit plus haut. Le capital n’a pas de frontières pour exploiter les travailleurs, alors nous non plus pour lui faire face. Il y a une même classe ouvrière au-dessus des frontières. Les ouvriers n’ont pas de patrie, mais des chaînes à rompre ! Que les syndicats de l’État espagnol affilient les travailleurs marocains ! Des papiers pour tous et libre circulation ! Du travail décent pour tous garanti avec la création d’un poste supplémentaire dans toutes les usines et la réduction de la journée de travail, avec un salaire égal au coût de vie !
L’impérialisme, hors du Maroc ! Qu’il rende Ceuta et Melilla au Maroc ! Pour le droit à l’autodétermination de toutes les nationalités opprimées de la péninsule ibérique ! À bas la monarchie ! Vive la république ! Pour une fédération des républiques ouvrières et socialistes de la péninsule ibérique !
Pareil dans les autres pays impérialistes. À bas le Maastricht impérialiste ! À bas les gouvernements xénophobes, "démocratiques" et "progressistes" qui tous ensemble lancent les pires attaques sur la classe ouvrière européenne, qui font entasser les réfugiés et les immigrés dans des camps de concentration et des ghettos qui sont les soi-disant "centres d’accueil" !

Journal “La Vérité des Opprimés” des socialistes de la Syrie et du Moyen-Orient


Maroc et Palestine : une même lutte pour la libération nationale

Comme nous avons vu, le Maroc a vu sa nation pillée par les parasites impérialistes, pas seulement à Ceuta et Melilla, mais aussi avec le pillage de ses richesses et en soumettant les ouvriers à l’esclavage dans des usines-maquiladoras, tandis que la grande majorité de la population est, à cause de la faim et la misère, forcée d’émigrer pour nourrir sa famille. L’impérialisme fait tout cela avec son partenaire mineur, le roi Mohammed VI.
En Palestine aussi, les impérialistes ont volé la nation, mais là-bas ils l’ont fait avec une occupation directe et en y installant un porte-avions sur terre qui est l’état fictif d’Israël. Ils ont maintenant lancé l’opération d’extermination finale du peuple palestinien pour le rayer de la carte.
La lutte pour libérer le Maroc et tout le Maghreb du joug impérialiste est la même lutte pour libérer le Moyen-Orient du pillage des compagnies pétrolières et surtout pour détruire l’État sioniste-fasciste d’Israël et pour une Palestine libre de la rivière à la mer !

Ce que ces parasites impérialistes propagent, c’est seulement le massacre, les guerres, le génocide, le pillage, la misère et la surexploitation. Pour que la classe ouvrière et les peuples opprimés du monde vivent, l’impérialisme doit mourir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une gauche social-impérialiste sinistre qui soutient la monarchie

C’est honteux de voir des courants issus du trotskisme, qui avaient auparavant qualifié les travailleurs de ces nations de « peuples barbares » et « arriérés », ne demander maintenant que la solidarité en général comme une question humanitaire. De ce fait, ils cachent le rôle de la monarchie, les usines-maquiladoras que l’impérialisme a au Maroc, les nationalités opprimées dans la péninsule ibérique et le rôle des bureaucraties syndicales qui maintiennent divisées les rangs ouvriers pour finir par soutenir la monarchie.
Surtout, ils font taire le cri que les travailleurs de l’État espagnol ont lancé lors de la lutte révolutionnaire de 2011 : « À BAS LA MONARCHIE ! POUR LA RÉPUBLIQUE ! » avec le mouvement La République des Indignés. Ils cachent cette grande entreprise sous sept clés et des kilomètres sous terre. Ils sont tous les serviteurs de la monarchie et de la bourgeoisie impérialiste qui pillent et oppriment les nations et surexploitent la classe ouvrière.
Avec ces directions, on ne peut pas se battre. Il faut une nouvelle direction révolutionnaire, qui ne peut être qu’un parti trotskiste comme section de la Quatrième Internationale récupérée, dont le programme a réussi à l’épreuve de l’Histoire.