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El Organizador Obrero Internacional

France - Le 2 octobre 2026

 

Avec l’avancée de la lutte du mouvement étudiant...

Les fonctionnaires, les agents de la fonction publique, des enseignants combattent aussi dans les rues de toute la France

Dehors, Macron !

Place à l'unité ouvriers-étudiants !

Que le Mai 68 revienne ! Place à la Commune !

Ce 29 septembre, dans toute la France, les syndicats de la fonction publique ont appelé à une journée de grève et de mobilisation. Près de 200 000 manifestants gagnent les rues dans 170 villes et environ 30 000 à Paris. À Marseille, Toulouse, Lille et Bordeaux, Lyon, Orléans, leurs rues se sont remplies par milliers. À Nantes, on brandissait une pancarte qui disait : « Ras le bol des bas salaires ! » et « La France crame, vos pompiers avec ». La forte grève des fonctionnaires, des enseignants et les différentes mobilisations ont été menées contre la cherté de la vie, la hausse des carburants et le gel des salaires que le gouvernement annonce dans son nouveau budget pour 2027.  

À Paris, défilaient des fonctionnaires, des enseignants, des étudiants. Les pompiers se sont joints à cette mobilisation pour exprimer leur mécontentement face à leur travail acharné au cours d’un été où ils ont été envoyés en première ligne pour combattre des incendies provoqués par une vague de chaleur sans moyens adéquats, en demandant la création de postes de travail et la réorganisation des services d’urgence, entre autres revendications.  

Pendant que, les lycéens continuent de bloquer l’accès à leurs écoles et lycées dans les villes de tout le pays. Ces manifestations sont organisées depuis une semaine aux portes des écoles. Ils exigent de meilleures conditions dans les salles de classe, lesquelles sont pleines d’étudiants et pour embaucher plus d’enseignants.

Comme à leur habitude, la police antiémeutes a répondu aux blocages dans les écoles par une répression brutale : des coups, des jets de gaz, voire des grenades lacrymogènes ont été tirés sur les têtes. Un élève a la bouche abîmée et un autre a l’œil percé. Le 29 septembre, près de 40 arrestations ont eu lieu et 10 personnes ont été blessées, parmi les étudiants et le personnel éducatif. Malgré cette terrible répression, la lutte des étudiants s’étend et est soutenue par les familles et les éducateurs. Preuve en est le fait que des professeurs d’un lycée de la banlieue parisienne ont fait une chaîne humaine pour protéger les étudiants de la police.

 

Avec plus de 400 lycées occupés et des centaines de personnes arrêtées…

Le mouvement étudiant ne quitte pas la rue

Il faut vaincre la politique collaborationniste des bureaucraties syndicales !

La lutte n’est pas finie. Au moment où nous écrivons cette note, les affrontements avec la police et les combats dans la rue se déploient dans toute la France. La jeunesse secondaire est l’avant-garde. C’est que l’éducation dans la France impérialiste est réduite en lambeaux.

Les fonctionnaires, les travailleurs de l’éducation, du transport, etc. continuent à se battre et même certains secteurs métallurgiques, chimiques, ont fait sentir, comme on pouvait s’y attendre, leur haine et leur colère.  

Les convocateurs de la journée de grève et mobilisation du 29 septembre étaient la CGT, la CFDT, le FO, la CFDT, l’UNAS, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP, une large coalition de centrales syndicales. Aujourd'hui, ils ne cherchent qu'à exercer une pression sur le gouvernement et menacent d’isoler le mouvement étudiant.

La mise en place d’organismes de coordination des travailleurs en lutte et du mouvement étudiant radicalisé est la tâche du moment.

Comme au Mai 68, il faut aller chercher le cœur de la classe ouvrière, à qui les bureaucraties syndicales essaient de lier les mains pour qu’elle n’entre pas dans une lutte décisive, pour qu’une contre-offensive de masse se mette sur pied, capable de balayer avec la misérable Ve République impérialiste et son gouvernement anti-ouvrier !

Lors de la journée du 29 septembre, les dirigeants du PC et de la social-démocratie des principales centrales syndicales ont déclaré qu’avec ces actions ils espèrent faire pression sur le gouvernement dans la présentation du budget pour 2027 le 1 octobre. Et "envoyer un message aux candidats à la présidence"... Comme toujours en jetant de l’eau à la lutte des travailleurs pour finir, comme d’habitude, à une table de négociation avec les gouvernements en place où ils remettent toutes nos conquêtes.

La bureaucratie veut contenir l’assaut des masses... La seule voie est de passer au-dessus d’elle, mettant sur pied des organismes de front unique pour la lutte politique de masse. Assez de bureaucraties collaborationnistes ! Place à l’auto-organisation ! Place aux comités ouvriers-étudiants ! Place à l’action directe et à l’autodéfense ouvrière et populaire !

La Ve République lance sa crise sur sa classe ouvrière et donne le pouvoir à la police d’assassiner les travailleurs et le peuple pauvre qui sort manifester pour leurs revendications
La France est engagée dans une course aux armements brutale pour se disputer les zones d’influence et les ressources naturelles du monde, armée jusqu’aux dents, question qui sera résolue par des tirs avec le reste des puissances impérialistes. Et cela est démontré par le fait que le gouvernement de Macron vient d’annoncer qu’il enverra des soldats et des navires en Arabie saoudite sous prétexte de contenir la hausse du prix de l’essence, qui pèse aussi sur les prix alimentaires. Cette situation d’attaque de la Ve République et son chemin vers des confrontations inter-impérialistes est réduite au silence par toute l’extrême gauche réformiste, qui se prépare seulement à intervenir dans les élections présidentielles de l’année prochaine, comme si nous étions en temps de paix.

La Ve République doit économiser 54 milliards d’euros, ce qui est prévu pour 2027. Et elle le fera sur les os de la classe ouvrière, en gelant les retraites et le taux d’augmentation des fonctionnaires, ainsi que l’aide au logement, sans donner de droits aux travailleurs immigrés. Les hôpitaux, les écoles sont dans un état déplorable. Tandis que, la bourgeoisie française a réparti cette année 61 milliards d’euros entre les actionnaires des principales entreprises, auxquels s’ajoutent les 211 milliards d’euros par an versés en subventions. L’argent est là pour ces capitalistes sanguinaires et bouchers de la bourgeoisie impérialiste française ! Alors, que les capitalistes paient la crise !

 

Le gouvernement de Macron a déclaré la guerre à la classe ouvrière française, raison pour laquelle il a voté une loi autorisant la police à tuer lors des manifestations. Il veut discipliner et écraser sa classe ouvrière pour aller à des offensives militaires supérieures. L’État bonapartiste s’approfondit contre les organisations et les militants qui manifestent pour les droits du peuple palestinien et tentent même de dissoudre des partis d’extrême gauche.  

En France, comme en Espagne, en Italie et en Allemagne, l’explosion de Maastricht et du marché européen impérialiste frappent fort
La classe ouvrière livre bataille

Face à l’attaque brutale qu’ils lui ont infligée, la classe ouvrière française se remet debout aux côtés des étudiants. Comme en Allemagne, en Espagne, en Italie... la classe ouvrière des pays du Maastricht impérialiste se place de plus en plus dans une position de contre-offensive.

La crise et la dislocation de l'Union européenne conduit, d’une part, au réarmement des bandits impérialistes et à l’intensification de leur attaque contre les peuples coloniaux et semi-coloniaux qui se disputent avec les yankees dans l’économie mondiale...
D’autre part, il y a un énorme processus de radicalisation de masse et de polarisation qui se répand à travers toute l’Europe impérialiste.

 

Dans l’État espagnol, les places ont été prises contre les expulsions et les dépossessions.... Les travailleurs et le peuple pauvre menacent de remettre sur pied la « République des indignés » et d’affronter le régime infâme de la monarchie et son gouvernement.
En Italie, une jeunesse ouvrière surexploitée, mise à l’écart des syndicats par la bureaucratie et l’aristocratie ouvrières, est entrée dans la lutte, prenant pour siennes, avec ses revendications, la lutte pour la défense des masses palestiniennes et contre le génocide de Trump et Netanyahu.
L’étincelle qui a allumé la prairie de la jeunesse italienne, ce sont les ouvriers de Gênes qui ont appelé à ne pas embarquer du matériel de guerre pour l’état fasciste sioniste d’Israël.

Le prolétariat allemand a commencé à résister à l’attaque brutale des capitalistes de licenciements massifs, comme c’est le cas pour la lutte des travailleurs de l’IG Metall. Des milliers de jeunes en Allemagne gagnent les rues en refusant le service militaire obligatoire.

Les combats de la jeunesse française, qui sont l’avant-garde et annoncent de nouveaux bonds dans la lutte des masses, font partie du torrent qui traverse l’Europe impérialiste de Maastricht en faillite, rongée aussi par de fortes disputes inter-impérialistes.
Face à ces processus de radicalisation qui ont commencé, le grand capital impérialiste commence à tester avec des mouvements proto-fascistes, comme il ne peut en être autrement, les conditions pour le fascisme et la guerre civile contre les masses.

L’avenir du « vieux continent » sera défini par la guerre des classes qui a recommencé en France

Comme nous l’avons déjà dit, la classe ouvrière française, un pôle clé du mouvement ouvrier européen, est entrée dans le combat aux côtés du prolétariat allemand, italien, de l’État espagnol.

Les crises des puissances impérialistes européennes qui se disputent le marché mondial en dentelées avec les Yankees et les affaires avec la Chine et la Russie, cherchent à être résolues par d’énormes investissements dans les armes, tandis que c’est le prolétariat qui les paie par l’effondrement des retraites et pensions, avec la crise brutale de la santé et de l’éducation.

Aujourd’hui, les élèves de France dénoncent le fait que leurs écoles ne ramassent pas les ordures. Les rats abondent, avec lesquels les lycéens doivent cohabiter.
Les familles de la grande bourgeoisie française traitent la jeunesse, fille des exploités, comme elles traitent la jeunesse des colonies et semi-colonies qu’elles pillent et surexploitent.

Comme il ne pouvait en être autrement, les états et les régimes de la main droite commencent à mettre sur pied le bonapartisme et des mouvements proto-fascistes, tels que nous l’annonçons plus haut, qui mettent à l’ordre du jour dans tout soulèvement des travailleurs la lutte pour conquérir les comités d’autodéfense et la milice ouvrière, pour écraser toute tentative fasciste avant que celle-ci ne lève la tête.
L’Europe a déjà vécu cette tragédie. Seul le prolétariat, par la méthode de la révolution, pourra l’empêcher.

L’infâme et sanglante Ve République bonapartiste de France, massacrante des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique, menace maintenant d’assassiner les travailleurs et la jeunesse rebelle qui entrent au combat, tandis qu’elle multiplie la répression policière brutale contre ceux qui luttent, emprisonnant plus de 3 000 ouvriers et lycéens mobilisés.
Le réformisme se fait distrait. Les traîtres des directions syndicales regardent ailleurs. Mais l’ordre d’assassiner et de tirer contre tout soulèvement de masse est déjà en vigueur en France.

 

La lutte pour mettre sur pied la milice ouvrière est une tâche de tous les syndicats, comités de grève et de la jeunesse rebelle pour défendre toutes les manifestations des travailleurs et des étudiants qui gagnent les rues.
Dissolution de la police et des forces répressives ! Liberté immédiate à tous les prisonniers pour se battre !

Du Portugal aux steppes russes : une même classe ouvrière !
Là sont les forces pour écraser l’impérialisme, exproprier les expropriateurs du peuple et les pillards du monde entier, et reprendre au XXIe siècle le chemin de la révolution socialiste.

Le mouvement étudiant en France n’abandonne pas les rues de Paris ni du reste du pays. Il combat pour ses revendications en défense de l’éducation. C’est une tâche de toute la classe ouvrière française.
La lutte du mouvement étudiant pour rejoindre le mouvement ouvrier est la tâche du moment. C’est le chemin qui a ouvert au Mai 68, malgré et contre le stalinisme et les autres bureaucraties syndicales traîtresses.

 

Place au Mai 68 !
À bas la Ve République impérialiste ! Dehors Macron !
Pour écraser le fascisme, il faut vaincre l’impérialisme !

Dans l’Europe impérialiste de Maastricht, l’ennemi est chez lui !
Les travailleurs migrants sont le cœur du prolétariat européen... Ils viennent des peuples opprimés, dont  les bandits impérialistes pillent et volent. Ses enfants font déjà partie du soulèvement du mouvement étudiant français.

 

Comme en Italie, l’avant-garde ouvrière et étudiante de la France doit prendre en main, dans le cadre de ses exigences, la lutte pour mettre fin à l’état fasciste d’Israël, dont le génocide a été initié par Biden, Macron et les autres bandits impérialistes. Ils ont déjà massacré seulement à Gaza plus de 350 000 Palestiniens, tandis que jour après jour apparaissent sous les décombres des centaines de tués.

Le combat contre le fascisme, qui attire des milliers de jeunes et de travailleurs en Europe, doit commencer par prendre comme propre le combat du peuple palestinien.
Place à l’internationalisme prolétarien !  

Pour l’unité ouvrière-étudiante !
Place à la Commune de Paris dans toute la France !
Place à la révolution ! Pour les États-Unis socialistes d’Europe !

 

 

Comité de rédaction de "L’Organisateur ouvrier international"



 


Manifestation d'étudiants à Lille

 

 


Les fonctionnaires investissent les rues de France

 

 


Campus de Kirichen à Brest

 

 


Mobilisation étudiante à Brest

 

 


Burdeos

 

 


Répression à Toulouse

 

 


Saint-Denis

 

 


État espagnol : des milliers de travailleurs et de jeunes rebelles se battent pour le logement des ouvriers

 

 


Des milliers de jeunes envahissent les rues en Allemagne contre le service militaire obligatoire